M -Deuxième face du disque spécial salut les copains voici notre invitée qui vient juste d'arriver, de s'asseoir et d'être derrièrele micro avec nous et c'est la très jolie marie laforêt...
(Diffusion du titre « viens, viens »)
ML – Bonjour
M – Bonjour Marie... Ca va bien ?
ML – Et comment que ça va bien... (rires)... Ca n'a jamais été aussi bien...
D – Si on vous Marie aux yeux d'or ?
ML – oui j'aime beaucoup
D – Ca vous plait ?
ML -... Ah, j'adore...
H – un bon point pour moi...
ML – Très bien...
M – Dites-moi, vous venez de faire un tube...
ML – Il paraît... oui, oui...
M – Ca va bien ça aussi.
ML – Oh c'est bon...
M – C'était inattendu ou c'était prévu ?
ML – Oh j'sais pas, en tout cas c'était une chanson que j'aimais beaucoup. Alors, si ça marche je suis ravie.
M – Ca s'est rare, en général ...
ML – Oui, généralement.... Ben si ça marche je suis ravie...
M – une chanson qu'on aime beaucoup ça devient pas un tube...
ML - Oui, jamais, c'est la première fois que ça m'arrive je crois.
M – Bon...
ML – Bon alors bien, très bien... tout va bien... On est content.
M – Est-ce qu'il y a des questions que vous n'aimez pas qu'on vous pose Marie ?
ML – Jusqu'à présent aucune, mais je compte sur vous... Ca va venir.
D – De toute façon j'ai une série de cinquante questions...
ML – Bon très bien... Ben voilà...
M – Elles me paraissent un peu connues tes questions Daniel...
D – Oui je dois dire franchement que je suis allé chercher le questionnaire de Proust.
ML – Ben c'est-t-y pas bête ça ?
D – Et je me suis dis ça fera plus intellectuel, tout ça...
ML – Tout de même, oui, la classe...
D – Par exemple, le principal trait de mon caractère. C'est bien ça ?
ML – Il faut que j'y réponde ?
D – Euh, oui parce que oui...
ML – On va essayer... Heu le principal trait de... l'adaptabilité...
MC – Est-ce qu'on peut donner son propre avis ? Par exemple vous répondez à la question et moi je vais donner mon avis.
D- Ouh, oui c'est une bonne idée ça...
MC – Alors, heu, disons... Moi je dirais l'humour.
ML – Ben écoutez, c'est trop aimable.
D – Bon, la qualité que je préfère chez un homme ?
ML – Eh bien, la qualité que je préfère chez un homme ? Et bien d'être mon mari.
MC – Moi je dirais qu'il soit un homme.
ML – Oui, aussi... C'est synonyme, c'est tout à fait synonyme.
D – La qualité que je préfère chez une femme bien sûr.
ML – La générosité.
D – La générosité chez une femme ?
MC – J'suis très embarrassée moi, dès qu'il s'agit d'une femme, avec Marie je ne vois pas du tout ce qu'elle peut aimer chez une femme. Peut-être la complicité.
ML – Non, la générosité. Je maintiens.
D – Marie Laforêt, on va quitter le questionnaire de Proust. Je vais vous poser une autre question si vous permettez...
H – Si on attaquait celui d'Yves Mourousi ?
D – Heu les indispensables ? Mais elle est indispensable, c'est pour ça qu'elle est ici. Bon, vous êtes sur un île et vous avez trois choses à emmener avec vous, uniquement trois choses, un livre, un homme et un objet, quels seraient-ils ?
ML – Un livre, la bible. Un objet, une brosse à dents. Et homme, mon mari.
D – Si on ajoutait un disque, lequel ce serait ?
ML – Si on ajoutait un disque, un disque classique certainement et je pense que ce serait « la nuit transfigurée » de Schoenberg.
(Passage d'un extrait de la « nuit transfigurée » de Schoenberg).
D – Mon principal défaut ?
ML – Mon principal défaut ?
D – Oui votre principal défaut, Marie Laforêt ?
ML – Tête en l'air, sûrement..
D – Madeleine ?
Madeleine- Oui, d'accord... J'suis d'accord, tout à fait...
Daniel – C'est pas un vrai défaut ça...
Madeleine – oh ben ça dépend.
ML – Oui, vrai défaut, heu qu'est-ce que j'ai comme vrai défaut ? Heu, je dois en avoir tellement c'est surtout ça, ne croyez pas...
D – Vous n'êtes pas cleptomane...
ML – Non, pyromane non plus... gourmande non plus... C'est pas un défaut d'être gourmande.
M – Rancunière ?
ML – Du tout....
D – Je pense aux sept pêchés capitaux...
ML – Oui la luxure (rires)
D – La colère ?
ML – L'orgueil, oui la colère, la paresse, l'envie non... Peut-être la paresse...un petit peu, quoi que non, c'est même pas vrai... Dîtes donc, j'suis pas si mal que ça... (rires) . Oh mais j'vais repartir, j'suis dans un état... J'vais plus passer les portes...
D – Le fait de ne pas se souvenir de son plus gros défaut n'en est-ce pas un ?
ML – Si, sûrement, l'immodestie. Voilà, l'orgueil. On l'a trouvé...
D – Madeleine elle est pas vraiment....
ML – Oh si, sûrement...Pas vaniteuse, j'ai pas dit vaniteuse...
M – Non, non mais orgueilleuse....
ML – Oh oui, oh oui, un petit peu.
D – Heu, vos occupations préférées Marie Laforêt ?
ML – Eh bien tout le reste, la luxure, le mensonge (rires).
D – Bon, votre rêve de bonheur ?
ML – Alors rêve de bonheur ? D’être sur une île déserte, avec une bible, la brosse à dents et mon mari.
D – Oui, enfin c’est original… le hall, le bar et la piscine…. Quel serait, Marie, votre plus grand malheur ?
ML – Mon plus grand malheur ? Oh, j’suis toute triste maintenant… Non, heu ben ce serait les bébés malades je crois.
D – Oui, c’est ça… Vous avez deux enfants ? Un garçon, une fille je crois.
ML – Oui, un garçon, une fille…
D – Qui ont six ans et ….
ML – Sept
M – Ca vous rajeunit pas…
ML – Ah non alors, sept et cinq.
D – Vous voudriez être qui en dehors de Marie Laforêt ? La cathédrale de Chartres ? Enfin j’sais pas …
M – Cléopâtre ?
D – L’autoroute de l’ouest ?
ML – Oh ben non, surtout à la fin…
M – Pour le début.
ML – Pour le début je dis pas, une perle ou deux, de temps en temps, non je pense Sainte- Thérèse-d’avila.
M – Toujours, toujours très gaie.
ML – Oui
D – Sainte-Thérèse-d’Avila ?
M – Très mystique.
ML – Non, non, non, c’était une glorieuse, c’était une marrante.
D – Bernadette Soubirou, non ?
ML – Non
D – Non, Saint-Thérèse-d’Avila donc… Mais à cause des miracles éventuels ?
ML – Non, non, pas du tout du tout, c’était une besogneuse. C’était une dame qui était fort intelligente et qui a réussit à faire des choses pas mal du tout à une époque où ça ne se faisait pas tellement… Et c’était vraiment quelqu’un de très bien…
D – Vous voudriez vivre dans quel pays Marie Laforêt ?
ML – La France.
D – La France, donc vous êtes d’accord aussi ?
M – ben mon dieu, puisqu’elle l’a dit oui.
D – Vous connaissez les Etats-Unis, Marie Laforêt ?
ML – Oui,.
D – Et ça ne vous a pas séduit outre mesure ?
ML – Il paraît que jusqu’à huit heures du soir c’est très bien, mais après il faut plus sortir.
M – C’est dangereux…
ML – C’est un petit peu dangereux…
M – Et même avant huit heures je crois…
ML – Ah ben, alors vous voyez…
D – Bon, la couleur que vous préférez ?
ML – Le blanc.
M – La fleur ?
ML – L’iris.
M – L’oiseau ?
ML – L’oiseau… Le merle…
D – Le merle moqueur…
ML – J’ai une triste histoire de merle, c’est pour ça que…
D – Ben allez-y…
ML – Non, non, non, j’peux pas la raconter…
D – C’est vraiment très triste ?
ML – Oui…
M – C’est un merle que vous avez vraiment beaucoup aimé ?
ML – C’est que j’ai aimé il y a pas très longtemps, que j’ai gardé dans ma chambre. Qui m’a fait toute les misères du monde pendant deux mois et puis… et j’sais pas où il est parti… J’sais pas ce qui s’est passé…
D – Il vous racontait sa vie ?
ML – Oh oui, il m’engueulait quand je rentrais trop tard le soir parce que j’avais des répétitions pour le théâtre.
D – Ca parle pas un merle.
ML – Ah ça vous engueule… Ah très nettement, avec une façon…
D – Ca fait la gueule dans son coin…
ML – Non, non, ça vise… Je sais pas si je me fais bien comprendre… (rire)… Ca vous regarde approcher et ça vise, généralement entre les deux yeux quand il peut y arriver…
D – Ouais d’accord…
ML –Il y arrive pas souvent. Heureusement.
D – Les poètes préférés Marie Laforêt ?
ML – Les poètes préférés…. Heu, Louise labé, Malarmé, René Char… Heu, qu’y a d’autre ?
D – Baudelaire ?
ML – Baudelaire, oh y en a beaucoup… Racine…
D – Et Chateaubriand ?
ML – Non, sauf Chateaubriand.
D – Ben pourquoi sauf Chateaubriand ?
ML – Ben écoutez…J’peux quand même donner mon avis, non ?
D – Oui après tout… Vous avez le temps de lire ?
ML – Hum, pas beaucoup, sauf cette nuit…
D – Vous lisez la nuit ?
ML – Oui, généralement, parce que c’est le seul moment où j’ai le temps.
D – On continue ? Vos compositeurs préférés ?
ML – Il y a les chants grégoriens mais alors là je ne peux pas vous dire qui a composé ça…
ML – Oui il y a VERDI
(extrait d’une musique de VERDI)
ML – Il y a BACH bien entendu, BACH en premier mais j’ai pris par l’ordre Chronologique.
(extrait d’une musique de BACH)
ML – Heu, il y a WAGNER,
(extrait d’une musique de Wagner)
ML – Il y a Schoenberg, Aldenberg.
D – C’est sérieux tout ça…
ML – Oui, oui.
D – Ca devient très sérieux maintenant.
M – Je sais pas si c'est parce qu'aujourd'hui Marie a des lunettes qu'elle a ce côté très sérieux.
H – Comment se fait-il qu'elle n'ait pas parlé de Georges Albert ?
ML – Non, ah ben non, il s'est passé quelque chose là...
D – Oui... Vos héros dans la vie réelle... Là on revient dans le présent.
ML – Mes héros dans la vie réelle .... Mes héros dans la vie réelle... Hussen de Jordanie...
D – On peut vous demander pourquoi ?
ML – Ben mon Dieu, je trouve que c'est un monsieur qui a pas mal de cran... Hein ? Tout compte fait quand on réfléchit bien à la chose, hein ? Il est quand même au premier rang, et c'est rare plutôt, de nos jours...
D – Enfin n a l'impression qu'il est vraiment tout seul à se défendre...
ML – C'est souvent je pense que ça doit arriver. Ben voilà...
D – Ca se limite à ça...
ML – Et puis...
D – Genre cinéma, dans le cinéma...
ML – Dans le cinéma... Robert Redford, ouais.... Oh ouais... Robert Redford....Ouais... Oh la la... Robert Redford...
D – Une héroïne dans l'histoire ?
ML – Une héroïne ? Eleonore d'Aquitaine.
D – Eleonore d'Aquitaine ?
ML – Oui, redoutable mémé... (rires)
M- Ce que je remarque c'est que vous aimez bien les redoutables mémés...
ML – Oui, ce sont des gens très différents en fait...
M – Très différents oui.
ML – J'aime bien les dames qui ont du caractère...
M – Ca vous ressemble un peu...
ML – Ecoutez, vous êtes trop bonne.
D – Enfin vous dîtes caractère, ça peut aller jusqu'à l'assassinat.
ML – Oh quel vilain mot, un accident...
D – Enfin je veux dire, une dame qui..... « tu m'as trompé tiens... PAN ».
ML – Non, écoutez c'est rien, non...
M – C'est pas Carlotte Corday...
ML – c'est un accident regrettable... « Chéri à quelle heure rentres tu et PAN... »... Non, c'est une bêtise de jeunesse, c'est tout...
M – Est-ce que vous avez des prénoms favoris ?
ML – Des prénoms favoris ? Heu non... non, non... Pourquoi vous en avez ?
M – Oui.
ML – Quoi ?
M - Sylvain par exemple...
ML – Sylvain ?
D – Charles.
M – Alexandre... Ben, les prénoms de vos enfants ?
ML – Ca c'est vraiment un accident. Je savais vraiment pas comment les appeler...
M – Et comment ils s'appellent ?
ML – C'est vraiment très curieux... Ma fille s'appelle Elise Anne Betcheva...
D – Et l'autre s'appelle Jean Medhi...
ML – Jean Medhi Abraham... Un petit peu de chaque côté quand même...
D – Ouais... Donc, en dehors de ça, pas de prénom favori ?
ML – Pour mon prochain enfant, je pense que je vais faire un effort...
M – C'est-à-dire ?
ML – Je sais pas encore mais je...
M – Vous avez pas une petite idée ?
ML – Non.
D – On peut dire que vous attendez un heureux évènement .
ML – non... (rires)
D – Qu'est-ce que vous détestez par-dessus tout ?
ML – Oh rien, des bêtises... Enfin la bêtise, la méchanceté... Heu l'aigreur, la rancune, l'envie...
D – Vous auriez pas de noms à nous donner, ce serait intéressant parce que...
ML – Si j'en ai plein...
M – Vous pouvez...
ML – Là j'suis fâchée avec tout le studio...
D – J'ai lu dans votre pressbook qu'il y avait une histoire avec.... Je sais pas d'ailleurs avec qui vous êtes fâchée... une histoire de fromage français...procès, etc... Vous voulez pas les citer ?
ML – Oh ben non, c'est pas être fâchée ça... Non j'sais même plus comment...
D – Comment s'est terminée cette histoire ?
ML – Ben ils ont perdu...
M – Non, on peut être un petit peu au courant ?
D – Oui, justement c'était quoi cette histoire ?
ML – Oui, un jour ma soubrette favorite est rentrée en me disant « madame, c'est fantastique, regardez ce que j'ai trouvé au crémier du coin,... Regardez ce beau fromage, ben dessus c'est votre photo ». (rires). Vous pensez comme ça m'a fait plaisir...
M – C'était un bon fromage peut-être.
ML – J'l'ai pas goûté, il m'est resté là... Il m'est resté là le fromage et ça m'a pas plus...
M – Et alors ?
ML – Et alors j'ai dit quoi ? Qu'est-ce que c'est ? Moi sur du fromage il n'en est pas question... Sur du parfum à la rigueur... Bon...Mais... T'as vu ça ? Mais du fromage il n'en est pas question, ça ne se passera pas comme ça... Nous autres artistes nous avons le droit à conserver notre intégrité publicitaire.
D – Mélangé avec de la matière grasse ça doit être très désagréable oui...
ML – C'est un petit peu... Oui...
M – Et comment ça s'est terminé l'histoire du fromage ?
ML – Ben ils ont perdu le procès...
M – Et vous, vous avez gagné le fromage.
ML – Non, ça je leur ai laissé, vous voyez...
D – Les caractères historiques que vous méprisez le plus...
ML – Les caractères historiques que je méprise le plus ?
M- Oui par exemple Napoléon...
D – Merci Madeleine..
ML – Mais pourquoi vous pensez toujours à Napoléon ?
M – Ben parce que...
ML – Les caractères historiques que je déteste le plus ?
M – Que vous adorez ou vous détestez...
D – Oui, Claire, peut-être...
M – Oui par exemple... Ou plus proche de nous.
ML – Oui, mais non je pense que ce serait mal vu de citer un nom tellement proche de nous... C'est tout, passons.
D – Passons... Heu, oui où est-ce qu'on en est ?
M – Ouais bon, le fait militaire on pourrait passer également...
ML – Le fait militaire que j'admire le plus...je pense la conquête de Gengis Khan.
D – La réforme que vous estimez le plus ? Les allocations familiales ?
ML – Les allocations familiales ?
D – Non, je sais pas...
M – Le droit de vote pour les femmes ?
ML – Encore,allez. Allez-y, allez-y, je répondrai oui de toute façon...
M – La loi sur l'avortement.
ML – Heu non plus..
D – Non ? Vous êtes pas touchée par des choses qui touchent l'avortement...
ML – Si, si, tout à fait, j'veux dire j'trouve pas que ce soit...
D – La pilule ? L'autorisation de la pilule ?
ML – Oh les droits de l'homme, allons-y, les droits de l'homme...
M – Oui, éventuellement les droits de la femme aussi...
ML – Oui, bof.
D – En dehors des dons que vous avez, ils sont très nombreux, c'est vrai Marie Laforêt...
ML – Mais non, écoutez...
D – Vous avez du talent, vous êtes belle, la fin bon etc...
M – Vous chantez bien...
D – Vous chantez bien, vous avez une belle voix... Heu, vous avez de l'humour, vous êtes souriante...
ML – Oh écoutez...
D – Vous faites de beaux enfants.
ML – Quelle bonne soirée...Encore, encore... Alors ?
D – Un don que peut être vous n'auriez pas, quel est-il ce don...
M – Que vous aimeriez avoir...
(Marie ne répond pas et s'esclaffe).
M – Ah part ça ?
ML – Un don que je n'ai pas et que j'aimerais avoir... Oui, enfin je veux dire entre être une épouse modèle, être une dame qui brode, qui pique, qui coud, qui fait...
M – C'est un don ?
ML – Oh oui je pense...
M – Des dispositions peut-être...
D – Savoir broder, c'est quand même...
ML – Broder...
D – Savoir tricoter, savoir...
ML – C'est élégant ce qu'il fait derrière le ...
D – Bien, vous allez mourir comment...
ML – Non, je vous remercie, non ... Et bien, bonsoir, ça m'a fait plaisir de vous voir...
D – Vous allez mourir, comment est-ce que vous aimeriez mourir ?
ML – Très, très tard... Très tard...
D – Une mort violente ?
ML – Non, non...
M – Lente ?
ML – Oui, enfin j'veux dire le plus tard possible. Le plus lentement et le plus tard.
D – Bon, dans l'instant, votre état présent, votre état d'esprit ?
ML – Mon état d'esprit ? C'est que je suis en retard à mon rendez-vous...
D – C'est pour le métier ?
ML – Heu, oui en fait.
D – Bon, on avance... On a fini d'ailleurs... Heu, faute qui vous inspire le plus d'indulgence...
ML – La gourmandise, je trouve ça très mignon.
M – Le mensonge ? Ca vous déplait ?
ML – Ah ça, alors ça c'est vraiment ce que je déteste le plus. Le mensonge est insupportable
M – Est-ce que vous êtes...
D – Menteuse ?
ML – Si je suis menteuse ? Non...
M – Marie, est-ce que vous avez une devise personnelle ?
ML – Non.
M – Quelque chose qui ressemblerait à une devise ?
D – « liberté, égalité, fraternité » ?
ML – Oui, c'est une bonne devise, oui.
D- non vous avez pas une devise ?
M – Tu sais que tu fais des bruits de papiers, c'est effrayant...
D- Et enfin, votre spécialité culinaire ?
ML – Le pied de veau pois chiches, comme tout le monde...(rires).
D – Il paraît que vous êtes spécialiste de la pintade à la bière...
ML- ah oui, heu non non, whisky... Mais enfin on peut mélanger, on met les deux...
D – Bon ben voilà, on est rendu au terme de ce questionnaire de Proust, si vous êtes pressée maintenant je crois qu'on a rempli notre devoir.
H – Quel journaliste ce Proust...
D – Ah oui alors...
M – Heureusement qu'il était là...
ML – Oui... Il a pas fait de radio, c'est dommage.
M – Bon ben voilà,.
D – Eh bien voilà, merci pour tout.
ML – Merci pour tout. Bon écoutez, à la prochaine, c'est pas que je sois pressée mais...
D – Ouvrez les portes... Avancez la voiture...
ML – Au revoir... Au revoir...
(Diffusion du titre « on quitte toujours quelque chose ou quelqu'un »).