Témoignage de SIMBAD
MARIE LAFORET … FOREVER ! Sur mon bureau, devant l’ordinateur, c’est toujours le grand bazar ! Cela se voit clairement aussi sur cette photo que j’ai prise aujourd’hui et que vous voyez sous l'article. En fait, j’aime le désordre ou, plus précisément, je ne fais pas attention à moins que peut-être je n’aime pas que l’ordre règne autour de moi. Pourquoi le nier, ainsi je me sens très bien. Quand j’ai besoin de quelque chose, il me suffit de tendre la main et de prendre : livres, journaux, dictionnaires, stylos, CD, post-its, morceaux de papier avec des notes etc. Cependant, vu que je parle du désordre, au milieu de mon bureau, parmi ce bazar incomparable, se trouve depuis quelques mois, immobile et intouchable, une photo de Marie Laforet. Et justement, de cette photo, je vais vous confier le secret ! Cette photo (ou plutôt ce portrait), m’a accompagné durant toute ma jeunesse et même encore aujourd’hui, comme s'il s’agissait d’un talisman ou de quelqu’autre objet à pouvoir. J’ai 'connu' Marie Laforet la première fois quand j’étais lycéen. Depuis l’Albanie, mon pays, j’avais écrit à un cousin qui habitait Saint-Etienne pour qu'il m’envoie quelques photos d’artistes français. Et un jour, j’ai reçu une photo en couleur de Marie Laforet. Je ne savais pas qui était cette créature divine aux yeux tellement magiques, à te rendre fou. (C’est plus tard que j’ai appris qu’elle était comédienne et chanteuse). Bref … je suis tombé amoureux de cette photo ! Les années passent et cette photo (vous êtes témoin qu’elle se trouve devant moi, au moment où j’écris ces lignes), m’accompagne partout. Quand j’étais étudiant, je l’avais collée à l’intérieur du placard en bois où je gardais mes vêtements. Quand je suis devenu enseignant, dans un village montagneux appelé Backë à Skrapar, je l’avais mise au mur, juste au-dessus de ma tête de lit. Plus tard, quand j'ai été transféré dans ma ville natale de Vlorë, j’ai fièrement orné le buffet en noix de la maison de mes parents avec cette jolie photo. Plus tard encore, lorsque je me suis marié et que j’ai pu (après dix ans d’attente) louer un studio dans le quartier de Çole, je n’ai pas oublié Marie et je l’ai amenée chez moi comme une sainte (vu que la religion était interdite dans mon pays). Plus tard encore, quand j’ai été obligé de prendre la route de l’exil, j’ai déposé de nouveau Marie Laforet chez mes parents (sa photo se trouve encore dans leur maison, même si personne n’y habite car les pauvres sont décédés depuis). Et, enfin, en France, j’ai trouvé une autre belle photo de Marie (datant, bien sûr, de quand elle était jeune) et j’ai continué mon rituel. Et elle continue d'être près de moi, sur mon bureau, devant l’ordinateur. Elle ! Marie Laforet … forever ! SIMBAD ⁳業敳愠⁵畭Ⱳ樠獵整愠⵵敤獳獵搠⁥慭琠畜㌲‴❜慥整搠⁥楬⹴汜湩履楬敮倠畬⁳慴摲‬畱湡⁤❪楡
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SYTE E TU NGJYRE SHIU ... ( për Marie Laforet ) Qiellin shoh në sytë e tu ngjyrë shiu ! Ah sytë e tu, bukuri sirenash ! Zili do t'i kishin dhe epshoret lesbike. Sy të zgavërt prej pasionesh konsumuar Si vala dashurore shkëmbin gërryer. Sytë e tu - farë shpëtimtarë Për lundërtarn' e lemerisur Në tisn e natës llahtari. Sy që zbusin tërbimn e shimerave. Sy magjikë, sy ngjyrë shiu. Sy që flasin për dashurinë. Parfumi i myshqeve, rrathët mavi Bukurinë u a shtojnë. Sy inoçentë, Të pastër, Të kthjellët, Plot dritë, Janë sytë e Marisë ... 獣㘱楜捜て捜ㅢ畜捬‰਍
Poème deVasil (alias Simbad) pour Marie... 
Tes yeux couleur de pluie. Dans tes yeux couleur de pluie Je vois le ciel éternel ! Ah tes yeux, sirène de beauté ! Des yeux brûlant de passion sans fin Comme des rochers rongés par les vagues. Tes yeux… Phares qui sauvent les naufragés D’un bateau coulé en mer, Dans le noir d’une nuit d’hiver. Des yeux magiques, yeux couleur de pluie Qui ne cessent de parler au nom de l’amour… Des yeux innocents qui diffusent Sans cesse le parfum de l’écume, Clairs, purs, profonds comme la mer… (Albanie – 27 juillet 1969)
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