"Mon premier grand succès je le dois à une jeune comédienne encore inconnue en 1962 qui eut la bonne idée de faire un premier disque sur lequel elle interprétait une chanson qui nous a porté chance à tous les deux : Les vendanges de l'amour... du jour au lendemain cette illustre inconnue est devenue Marie Laforêt"
Bel hommage de Michel JOURDAN à Marie Laforêt. Nous voici de nouveau face à un artiste à part entière.
Il a, lui aussi, collaboré avec une quantité impressionnante d’artistes tels que Nana Mouskouri, Michel Fugain, Dalida, Frédéric François, Brigitte Bardot, Mike Brant, Eddie Mitchell et bien d’autres. Après avoir « surfé » sur le net pour en apprendre un peu plus sur l’intéressé j’ai finalement opté pour un texte écrit par Frédéric Blais pour le site www.auteurscompositeurs.com et que j’ai trouvé excellent tant il nous permet de cerner parfaitement la nature de cet homme.
«Je porte donc la transcription de ce texte à votre connaissance et ne peux que vous convier à vous promener sur ce site qui est une source d’informations sur bien d’autres artistes.
« Michel Jourdan se considère non pas comme un "spécialiste" ayant adopté un style d'écriture et s'y tenir mais plutôt comme un "généraliste" à la disposition des interprètes les plus divers pour ne pas s'emprisonner dans l'habitude, afin de se ressourcer le plus possible, de se remettre en question chaque fois.
Dans la majeure partie des cas il puisse son inspiration en travaillant sur des musiques déjà composées qu'on lui propose ; chacune d'entre elles est, à la fois, un problème à résoudre et une nouvelle aventure qui commence. "Ce n'est pas un métier, précise-t-il, mais une Passion faite de Solitude et de Partage."
Chaque musique, selon lui, contient son propre secret, son propre langage avec des "non-dits", des mots cachés qu'il faut s'efforcer de trouver. Sa première préoccupation est de créer un contenu émotionnel sans lequel les artistes ne peuvent s'exprimer pleinement. Exemple Ginette Reno interprétant Ça va mieux, L'essentiel, Ça pleure aussi un homme, Nana Mouskouri si émouvante dans Le temps qu'il nous reste, Marie Lazaro, bouleversante de vérité en faisant revivre Martine et Lucien.
Michel Jourdan, pour toutes ces raisons, ne se considère pas comme un auteur mais, plus justement, comme un parolier tellement il donne d'importance aux mélodies, aux harmonies sans lesquelles il serait peut-être resté "un petit cordonnier".